Jean Giraudoux :
« Le droit est la plus puissante des écoles de l'imagination.
Pour que la justice française, qui n'est « ni aveugle ni baillonnée », replace l'acte de juger au coeur
du fonctionnement de l'institution judiciaire, conformément aux standards européens, afin que soient maintenues, dans l'intérêt des justiciables, « la liberté de choix des juges et leur réelle indépendance ».
« la banalisation du recours au juge, qui est devenu une véritable machine à distribuer des décisions par centaines, justifie la mission, confiée par Christiane Taubira à l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ), de redéfinir le périmètre d'intervention du juge ».
La Justice est une administration.
http://www.annoncesdelaseine.fr/actualites/article/tribunal-de-grande-instance-de-lille/id-8685
Cette administration est apparue en France sous l’Ancien Régime, dés les 12 ème et 13 ème siècles, lorsqu’en matière pénale la punition des crimes est devenue un devoir de l’autorité publique. C’est au 16ème siècle que la Justice royale va définitivement s’imposer face à la Justice seigneuriale, et à la Justice de l’Eglise.
Selon Spinoza « la justice et l’injustice entendues en toute rigueur ne sauraient se concevoir que dans un Etat ».
La littérature française regorge de textes sur la Justice, et son pendant, l’injustice. Elle a exercé une véritable fascination sur nos plus grands auteurs : Dumas, Balzac, Hugo, Giraudoux, Gide, Jules Verne...
Ils nous rappellent tous que l’Etat doit être fort et juste pour protéger les faibles. Il ne doit faire appliquer que des peines strictement et évidemment nécessaires, comme le rappelaient les rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
Je leur dis : donnez à nos concitoyens des raisons d’espérer, allez au devant d’eux, ouvrez les portes et les fenêtres de la Maison Justice. C’est notre responsabilité, c’est même notre devoir.
La Justice ne doit pas être recroquevillée sur elle même. Nous devons être accessibles, à l’écoute de la société qui nous entoure, car l’acte de juger est si grave qu’il doit se nourrir de la connaissance de nos semblables.
Très régulièrement je me rends en soirée dans des communes pour expliquer pendant 2 heures, au cours de réunions publiques, le fonctionnement de la Justice en France, ainsi que la politique pénale du Parquet de Lille. Lors des débats que j’organise avec la salle j’entends toujours dire « on ne pensait pas qu’un Procureur de la République était accessible » Oui, c’est notre devoir vis à vis de nos concitoyens qui espèrent tant de la Justice.
par Eric Négron
À Lille, il préside le sixième tribunal de grande instance de France, le deuxième pour la justice des mineurs.
J'avance lentement
Pas d'arrangement
Je resterai militant
RHUMANTIK " Pas De Changement " Réalisé à Paris, par Larson Prod et Kuzme
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